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la censure a frappé
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Cheikh anta diop, precurseur de l'afrocentrisme, dans les annees 50
L'Afrocentrisme est une vision de l'histoire africaine recentrée sur les préoccupations des chercheurs et intellectuels africains, soucieux de revisiter leur patrimoine. Des historiens occidentaux ont déclenché une attaque en règle contre cette conception : un célèbre historien, Théophile Obenga, leur répond. Le débat fait rage... On se souvient de l’époque où, préfaçant Senghor, Jean-Paul Sartre, sous le titre de Orphée noir, clamait son soutien à la Négritude. On se souvient de Présence Africaine et des discussions qui animaient les jeunes écrivains autour d’Alioune Diop. On se rappellera aussi du brûlot de Cheikh Anta Diop resituant la civilisation occidentale dans son contexte africain, via l’Egypte. Tout ceci pouvait sembler lointain, voire dépassé. Il n’en est rien. Le feu couvait sous la braise. Il vient d’être ravivé par la publication à Paris de deux livres qui raniment d’une façon passionnelle le débat.Le premier, Afrocentrisme.
L’histoire des Africains entre Egypte et Amérique, est écrit par des universitaires occidentaux qui ont décidé de mener une réflexion historique et de faire une mise au point de théories qu’ils jugent contraires à l’esprit scientifique. Sous la direction de François-Xavier Fauvelle-Aymar, Jean-Pierre Chrétien et Claude-Hélène Perrot, ils dénoncent les dérives de ce qu'il est convenu d'appeler l’Afrocentrisme. Tout en reconnaissant qu’il s’agit là d’un « terrain miné », ces universitaires tiennent à montrer que « l’on peut étudier l’Afrique de façon aussi rigoureuse que n’importe quelle autre région du monde ». Il ne s’agit pas de nier qu’il y eut dans le passé une vision eurocentriste de la civilisation égyptienne qui en évacuait les apports africains, mais de refuser a contrario une idéologie entièrement noire de la civilisation égyptienne dont l’historien sénégalais Cheikh Anta Diop a lancé les prémices dans Nation nègres et Culture (Présence Africaine, 1955).
Provocation ?
Il y a un peu de provocation à avoir réuni dans un ouvrage de 400 pages 19 signatures provenant de France, de Grande-Bretagne et d’Amérique, sans y avoir associé celles de leurs collègues africains, dont on sait que certains partagent les mêmes réserves sur l’Afrocentrisme. On voit bien là la myopie de l’université française qui s’attire des coups prévisibles en pointant minutieusement, et parfois avec un peu d’arrogance ou d’ironie, une série de contradictions ou d’insuffisances dans des écrits afrocentristes, en particulier dans ceux de Cheikh Anta Diop et de Théophile Obenga.
Ce dernier, principal continuateur de l’œuvre de Cheik Anta Diop, déverse en retour sa colère dans un ouvrage intitulé Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentriste. « Nous sommes accoutumés, désormais, aux agressions culturelles, aux mensonges pédagogiques et aux injures insistantes des africanistes » annonce-t-il dans son introduction ; « nous aurions aimé ne pas réagir si un problème fondamental n’était pas en jeu : la conscience historique africaine, le futur culturel et politique africain. » [link]
Tu déconnes, je les vois tous les jours les E.T. Prends le bus tu verras, ça grouille. Ils ont leurs codes, parlent de choses insipides. Ils se parlent à eux même, parfois. Ils font des mimiques, il sentent mauvais, il se peignent la gueule, s'habillent en clown.
Et nous dans tout ça ? On capte pas, on analyse, la lucidité nous aliène. Peut-être as-tu perdu le contrôle, ce soir là, peut-être que tu aurais juste du allumer ta tv, voter pour ton héros préféré en priant violemment dans le but de lui ressembler un jour, car sans son existence tu n'as aucun charisme.
Je saigne du bras, j'me persuade de mon existence en étant dark.
Moi aussi je peux salir ta page, chacun son tour.
Un jour, toi et moi, on sera des stars bb.
*brandit son crucifix*
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Dû à un traumatisme enfantin.
L'Afrocentrisme est une vision de l'histoire africaine recentrée sur les préoccupations des chercheurs et intellectuels africains, soucieux de revisiter leur patrimoine. Des historiens occidentaux ont déclenché une attaque en règle contre cette conception : un célèbre historien, Théophile Obenga, leur répond. Le débat fait rage... On se souvient de l’époque où, préfaçant Senghor, Jean-Paul Sartre, sous le titre de Orphée noir, clamait son soutien à la Négritude. On se souvient de Présence Africaine et des discussions qui animaient les jeunes écrivains autour d’Alioune Diop. On se rappellera aussi du brûlot de Cheikh Anta Diop resituant la civilisation occidentale dans son contexte africain, via l’Egypte. Tout ceci pouvait sembler lointain, voire dépassé. Il n’en est rien. Le feu couvait sous la braise. Il vient d’être ravivé par la publication à Paris de deux livres qui raniment d’une façon passionnelle le débat.Le premier, Afrocentrisme.
L’histoire des Africains entre Egypte et Amérique, est écrit par des universitaires occidentaux qui ont décidé de mener une réflexion historique et de faire une mise au point de théories qu’ils jugent contraires à l’esprit scientifique. Sous la direction de François-Xavier Fauvelle-Aymar, Jean-Pierre Chrétien et Claude-Hélène Perrot, ils dénoncent les dérives de ce qu'il est convenu d'appeler l’Afrocentrisme. Tout en reconnaissant qu’il s’agit là d’un « terrain miné », ces universitaires tiennent à montrer que « l’on peut étudier l’Afrique de façon aussi rigoureuse que n’importe quelle autre région du monde ». Il ne s’agit pas de nier qu’il y eut dans le passé une vision eurocentriste de la civilisation égyptienne qui en évacuait les apports africains, mais de refuser a contrario une idéologie entièrement noire de la civilisation égyptienne dont l’historien sénégalais Cheikh Anta Diop a lancé les prémices dans Nation nègres et Culture (Présence Africaine, 1955).
Provocation ?
Il y a un peu de provocation à avoir réuni dans un ouvrage de 400 pages 19 signatures provenant de France, de Grande-Bretagne et d’Amérique, sans y avoir associé celles de leurs collègues africains, dont on sait que certains partagent les mêmes réserves sur l’Afrocentrisme. On voit bien là la myopie de l’université française qui s’attire des coups prévisibles en pointant minutieusement, et parfois avec un peu d’arrogance ou d’ironie, une série de contradictions ou d’insuffisances dans des écrits afrocentristes, en particulier dans ceux de Cheikh Anta Diop et de Théophile Obenga.
Ce dernier, principal continuateur de l’œuvre de Cheik Anta Diop, déverse en retour sa colère dans un ouvrage intitulé Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentriste. « Nous sommes accoutumés, désormais, aux agressions culturelles, aux mensonges pédagogiques et aux injures insistantes des africanistes » annonce-t-il dans son introduction ; « nous aurions aimé ne pas réagir si un problème fondamental n’était pas en jeu : la conscience historique africaine, le futur culturel et politique africain. »
[link]
Et nous dans tout ça ? On capte pas, on analyse, la lucidité nous aliène. Peut-être as-tu perdu le contrôle, ce soir là, peut-être que tu aurais juste du allumer ta tv, voter pour ton héros préféré en priant violemment dans le but de lui ressembler un jour, car sans son existence tu n'as aucun charisme.
Je saigne du bras, j'me persuade de mon existence en étant dark.
Moi aussi je peux salir ta page, chacun son tour.
Un jour, toi et moi, on sera des stars bb.
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